Bouteflika s’engage à initier un dialogue national dès sa réélection

Bouteflika s’engage à initier un dialogue national dès sa réélection

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré, dimanche, qu’il s’engage à initier un dialogue national, l’année courante, afin d’appliquer des réformes, s’il est élu à la présidentielle.

C’est ce qui ressort d’un message adressé aux Algériens, dont le contenu a été diffusé par l’agences de presse officielle APS. Bouteflika a annoncé, dans cette lettre, qu’il envisage de se présenter à la prochaine élection présidentielle, le 18 avril prochain.

« Si vous m’honorez de votre confiance précieuse en avril prochain, j’appellerai, au cours de cette année, toutes les forces politiques, économiques et sociales à tenir une conférence nationale », a souligné Bouteflika.

Il a ajouté que la conférence visera à « établir un consensus autour des réformes et des changements à prévoir dans le pays pour aller loin dans la construction de son avenir et permettre à nos citoyens de mener une vie meilleure, de paix et de prospérité ».

Le président algérien avait tenu, en 2011, des concertations avec la classe politique dans le pays, parallèlement aux « révolutions du printemps arabe ». Ces concertations avaient abouti à l’adoption de nouvelles lois régissant les partis, les élections et les associations. Cependant, l’opposition avait critiqué ces décisions les considérant comme étant des mesures sans contenu et visant à gagner du temps.

Bouteflika a souligné, dans son message, que l’objectif du dialogue est d’émettre des propositions pour des réformes politiques, économiques et sociales et de proposer « un enrichissement approfondi de la constitution dans le respect de ses dispositions relatives aux constantes nationales, à l’identité nationale et au caractère démocratique et républicain de l’Etat”.

Il a également énuméré ses « exploits » en tant que président, depuis l’année 1999.

Le président algérien a évoqué pour la première fois (81 ans) sa maladie, considérée par l’opposition comme étant « le principal obstacle devant sa persistance au pouvoir », et ce, après un accident cérébral qui lui est survenu en 2013, depuis lequel il est devenu paralysé.

« Je n’ai jamais caché mon état de santé à mon peuple et ma volonté de servir ma patrie me permettra de surmonter les difficultés relatives à la maladie », a-t-il poursuivi.

« Cette volonté et mon engagement au service de la Patrie se nourrissent d’un attachement indéfectible au serment que j’ai prêté aux glorieux chouhada et partager avec les vaillants moudjahidine, mes compagnons dans la lutte de libération nationale».

Il a assuré que la décision de se présenter à la présidentielle répond à toutes les sollicitations et dans un esprit de continuité dans l’accomplissement d’un devoir ultime.

 

Source: Agence Anadolu

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