Étude: Les solutions législatives ne suffisent pas pour réduire le phénomène du mariage des mineurs

by Emploi Maroc

Bien que le code de la famille ait restreint le champ d’application juridique du mariage des mineurs, ce phénomène est toujours répandu, en particulier chez les femmes. Le nombre de mineurs mariés en 2015 était conforme aux statistiques officielles publiées par le ministère de la Justice. Qui se sont mariés en 2015, selon les statistiques officielles publiées par le ministère de la Justice, 30 mille et 230 cas.

Le phénomène du mariage des mineurs au Maroc est attribué à une variété de raisons économiques, culturelles et sociales, mais il est intéressant de noter que le mariage des filles mineures a suivi une tendance à la hausse après l’entrée en vigueur du Code de la famille en 2004, selon la conclusion générale d’une étude diagnostique du phénomène du mariage des mineures par la voix des femmes Amazigh Supervisé par le juge Anas Saadoun, membre du Club des juges du Maroc.

L’étude a montré que le mariage de mineurs au Maroc affecte particulièrement les femmes: les demandes de mariage d’enfants de sexe masculin sont presque inexistantes. Certains chiffres de l’étude confirment la «féminisation» du mariage des enfants: dans la région d’Azilal, où l’étude a été menée, 414 demandes de mariage ont été déposées devant le Tribunal de première instance en 2015, tandis que le nombre de demandes de mariage d’enfants de sexe masculin n’était qu’un.

Selon l’étude, la majorité des décisions d’autorisation concernant le mariage de jeunes filles sont fondées sur les moyens financiers maigres de la famille de la fille à marier, la conviction qu’elle a un intérêt dans le mariage, Où il peut garantir des conditions de vie plus favorables.

Selon l’étude, “l’absence de l’État, où le mariage de mineurs est mis en évidence comme adresse de la vulnérabilité et de la violation de l’État”, est le reflet de l’absence de l’État. S’acquitter de ses responsabilités en vertu de l’article 54 du Code de la famille “.

L’article précité stipule qu’il incombe à l’État de prendre les mesures nécessaires pour protéger les enfants et de garantir leurs droits et leur protection conformément à la loi, qui, selon l’étude, nécessite l’intervention de l’État pour prévenir la discrimination et assurer la subsistance des habitants des régions dans lesquelles ils sont nés et leur assurer le droit au développement.

L’article 19 du Code de la famille stipule que l’éligibilité d’un mariage est complétée par l’achèvement du garçon et de la fille handicapés mentaux de 18 ans, mais l’article 20 de la même disposition légale donne au juge de la famille responsable du mariage le droit d’autoriser le mariage du garçon et de la fille mineurs, avec une décision motivée énonçant l’intérêt et les motifs À titre de justification, après avoir écouté le père du mineur ou son représentant légal et avoir utilisé des compétences médicales ou effectué des recherches sociales.

En dépit du fait que le mariage des mineurs au Maroc est un phénomène répandu de manière similaire dans les zones rurales et urbaines, ce phénomène à Azilal est plus répandu dans les villages, selon les données numériques de l’étude de l’Association de la voix des femmes amazighes. Avec 378 habitants vivant dans la vallée, contre 30 demandes des habitants du monde urbain. En 2016, le nombre de candidats provenant du monde rural s’élevait à 254, contre 76 dans les zones urbaines.

L’étude indique que la majorité des demandes de mariage de mineurs du monde rural sont satisfaites, soit 356 sur 378 demandes approuvées par la Cour en 2015. Seules 22 demandes ont été rejetées. En 2016, 220 demandes ont été acceptées et 34 ont été rejetées.

L’étude a révélé que le problème du mariage de mineurs est complexe, la dimension sociale étant mélangée à des moyens économiques, culturels et juridiques, ce qui signifie qu’il est impossible de trouver des solutions immédiates en recourant à une solution législative. Le phénomène et les raisons de l’aggravation, à une époque de baisse des taux de mariage, selon les statistiques du Haut Commissaire au Plan, et d’une sensibilisation accrue.

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