Hermès ne voit pas de changement de tendances depuis début 2019

Hermès ne voit pas de changement de tendances depuis début 2019

Hermès International, qui a publié mercredi des résultats annuels en hausse, portés par les performances de la maroquinerie, ne voit pas de changement de tendance dans la dynamique de ses ventes depuis le début de l’année 2019.

Le sellier, célèbre pour ses sacs Birkin ou ses carrés de soie, a vu son résultat opérationnel courant 2018 progresser de 6% en 2018 et franchir le cap des 2,0 milliards d’euros, à 2,04 milliards, sur des ventes en croissance organique de 10,4%.

Sa rentabilité s’est pour sa part établie à 34,3%, en léger retrait par rapport au record de 34,6% touché en 2017, les hausses de prix passées en 2018 ayant été inférieures à celles des coûts de production.

Pour répondre à l’inflation de ses coûts, le groupe a relevé ses prix d’environ 3% au début de 2019, au lieu des 1% à 1,5% des années précédentes.

Interrogé lors d’une conférence téléphonique avec la presse sur l’évolution des ventes depuis le début de l’année, le gérant du groupe, Axel Dumas, a déclaré ne pas voir “de rupture de tendance à ce stade”.

“Nous continuons d’avoir de bons volumes sur tous les métiers, avec une croissance modérée sur la soie”, a-t-il dit.

La maroquinerie, division phare d’Hermès, a signé une croissance organique de 9,4% l’an dernier, tandis que les vêtements et accessoires ont signé la meilleure performance de toutes les divisions avec une hausse de plus de 14%.

A l’inverse, la soie et textile, très ralentie, a grappillé seulement 3,2%.

MODÈLE UNIQUE

Hermès compte, avec une poignée de concurrents comme Louis Vuitton (détenu par LVMH) Gucci (propriété de Kering) ou Moncler, parmi les griffes qui signent les meilleures performances du secteur.

Le titre Hermès a fini à 590,20 euros à la Bourse de Paris mercredi, signant une hausse de 21,7% depuis janvier.

A 41 fois ses bénéfices estimés pour 2020, ses multiples de valorisation demeurent, de loin, les plus élevés du secteur, quand ceux de LVMH ressortent à 20,65 et ceux de Richemont à 19,24.

Ce niveau s’explique, selon les analystes, par le modèle unique d’Hermès, sa résistance face à ses concurrents dans les moments difficiles et sa capacité à croître de façon plus régulière.

Perçu comme l’incarnation du luxe “ultime”, Hermès combine une offre ultra luxueuse, avec des sacs iconiques vendus autour de 10.000 euros, et une vaste gamme de produits plus accessibles dans la soie ou les accessoires.

Avec la moitié de ses ventes dans la maroquinerie, à plus forte marge, le groupe dégage aussi une rentabilité qui compte parmi les plus élevées du luxe.

Le résultat net consolidé a grimpé de 15% à 1,405 milliard d’euros et le dividende proposé a été augmenté à 4,55 euros, contre 4,10 euros.

Le cash flow disponible progresse de 8% à 1,45 milliard et la trésorerie nette atteint 3,46 milliards, en augmentation de 553 millions d’euros.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *