Huawei compte investir 100 milliards de dollars d’ici 2030 pour une meilleure connectivité en Afrique

Le Groupe Huawei aspire à développer une connectivité au niveau de tout le continent africain et garantir un accès Internet universel, abordable et de bonne qualité, ce qui nécessitera un investissement de 100 milliards de dollars d’ici 2030 C’est ce qu’a indiqué, jeudi 3 septembre, Chakib Achour, directeur larketing stratégique chez Huawei Maroc–Afrique du Nord.

Lors d’un webinaire tenu sous le thème «Le leapfrog digital, l’Afrique met le cap sur la 4e révolution», Chakib Achour a fait savoir que «80% de la population africaine possède une couverture sans fil, ainsi qu’un accès aux réseaux mobiles 3G et 4G qui continuent toujours à se développer». Et de souligner que la révolution de l’Afrique de demain dépend de sa transformation numérique.

«Dans un état d’esprit collaboratif avec des institutions régionales voire nationales, le Groupe Huawei se déploie pour rebondir la croissance de l’économie numérique en Afrique. Néanmoins, il est nécessaire de mettre en place une politique nationale volontariste et une régulation et juridique souple pour permettre l’émergence des initiatives innovantes, mais aussi un cadre rigoureux afin de protéger les usagers et de vérifier la qualité des services proposés», a précisé Chakib Achour.

Il a également révélé que l’industrie 4.0 est un concept qu’il faut adapter au contexte, aux besoins et aux spécificités de l’économie africaine, du moment qu’elle se base sur la combinaison entre différents technologies, à savoir l’IOT (Internet des objets), le cloud, le Big Data et l’intelligence artificielle, permettant de contribuer à une transformation digitale pour créer de la valeur et accroître l’économie digitale en Afrique, ajoutant que la technologie de la 5G vient pour répondre à des besoins spécifiques et des cas d’usages précis et non pas pour remplacer la 4G qui doit continuer à se développer .

De son côté, le président du Conseil de régulation de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP), Cheick Sidi Mohamed Nimaga, a mis l’accent sur l’importance de diriger les efforts vers le renforcement des infrastructures ITC (Technologies de l’information et de la communication), notant que c’est une contrainte de premier degré face au développement numérique en Afrique.«Faire du continent africain un paysage numérisé nécessite l’instauration de projets majeurs qui doivent s’inscrire dans une vision long-termiste, mobilisant tous les acteurs publics et privés», a-t-il estimé.

Organisé par le groupe «Huawei» et «Digital Africa Expo», le webinaire s’est penché sur l’évolution de la transformation numérique en Afrique et la promotion de la digitalisation de l’industrie (Industrie 4.0) et les éventuelles opportunités qui se présentent pour l’Afrique pour assurer son saut développemental et entrer pleinement à la 4e révolution.

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