Huawei : les Etats-Unis accordent un nouveau sursis de 45 jours… une dernière fois ?

Huawei vient d’obtenir un nouveau sursis de 45 jours. Les partenaires américains du groupe chinois ont désormais jusqu’au 15 mai 2020 pour trouver des alternatives à ses équipements et technologies. C’est déjà le cinquième sursis accordé par les Etats-Unis depuis le décret Trump promulgué en mai 2019. 

Ce mardi 11 mars 2020, l’administration Trump a accordé à un nouveau sursis de 45 jours à Huawei pour collaborer avec des firmes basées aux Etats-Unis, rapportent nos confrères de Reuters. Une précédente licence temporaire avait déjà été délivrée jusqu’au 1er avril 2020. Quelques mois plus tôt, un sursis de 90 jours avait été décrété par le département du Commerce américain.

Certains opérateurs américains sont encore dépendants des équipements de Huawei

De nombreux opérateurs de télécommunications ruraux américains dépendent encore des équipements réseau fournis par Huawei pour couvrir les zones les moins peuplées du territoire. Dans ces conditions, le département du Commerce est donc contraint de reculer une nouvelle fois l’échéance. Un nouveau sursis pourrait être décrété en mai si les dirigeants d’entreprises américaines n’ont pas encore trouvé d’alternatives aux produits Huawei. Le gouvernement assure ne pas vouloir pénaliser les zones les plus rurales du pays. Pour l’heure, les Etats-Unis ne semblent pas encore capables de mettre en application les mesures drastiques du décret Trump, près d’un an après sa promulgation.

Néanmoins, d’autres indices laissent penser que les sursis accordés à Huawei arrivent à leur terme. Il y a quelques jours, la FCC, la commission fédérale des communications américaine, a lancé un programme de remboursement afin d’aider les opérateurs ruraux à remplacer les infrastructures réseau fournies par Huawei par des alternatives. L’organisme collecte actuellement des informations pour permettre une « transition en douceur ». Dans ces conditions, il n’est pas impossible que Washington cesse d’accorder des délais aux partenaires américains de Huawei dans les mois à venir.

Toujours sur liste noire, Huane récupère donc pas encore sa licence Android. Malgré les doléances de Google, Washington interdit toujours au groupe chinois de s’appuyer sur des technologies d’origine américaine. Le gouvernement accorde néanmoins des dérogations au compte goutte depuis quelques mois. Par exemple, Micron est autorisé à fournir des puces mémoire à Huawei depuis fin décembre.

En parallèle, Huawei a accéléré le développement de ses alternatives aux solutions américaines et aux services de Google. La firme a par exemple lancé le déploiement des Huawei Mobile Services en Europe. Que pensez-vous de cet énième sursis ? Les Etats-Unis vont-ils finir par appliquer les mesures décrétées par Donald Trump ? On attend votre avis dans les commentaires.

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