La Russie parie sur le retour de la famille Kadhafi au gouvernement libyen

by Emploi Maroc

La Libye mise sur un éventuel nouveau dirigeant libyen nommé “Kadhafi”; Saif al-Islam Kadhafi, fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, est devenu le dernier ajout d’une longue liste d’hommes politiques et de dirigeants libyens à la recherche du soutien de Moscou, Renforcer la présence de son pays dans la Libye riche en énergie.

Avec l’absence quasi-totale des États-Unis, Moscou y voit une opportunité de devenir le médiateur pivot du pouvoir en Libye, ce qui semble être inutile, déchiré par des conflits depuis la destitution du président Mouammar Kadhafi, puis tué en 2011. Peut-être les agissements de la Russie en Libye Une forte pression après que les États-Unis aient annoncé leur intention de retirer toutes leurs troupes de Syrie.

Moscou continue de peser lourdement derrière le maréchal Khalifa Hafter, commandant de l’armée libyenne, qui contrôle la plupart des régions productrices de pétrole à l’est. La Russie cherche néanmoins à établir des relations avec toutes les factions du pays, Environ deux diplomates européens familiarisés avec la stratégie russe.

Cette situation permet à la Russie de tirer davantage parti de l’évolution de la situation en Libye que d’autres puissances extérieures qui soutiennent l’une ou l’autre des parties au conflit libyen.

Selon le politologue libyen Mohammed al-Jarah, la tentative de Saif al-Islam Kadhafi de reprendre le pouvoir est très difficile, et le meilleur scénario pour les Russes est “le retour de quelqu’un de l’ancien régime car les deux parties se connaissent bien et ont eu des décennies de transactions pendant le règne de Kadhafi”.

Pour le président russe Vladimir Poutine, qui a condamné la campagne militaire dirigée par l’OTAN contre la Libye pour mettre fin à quatre décennies de règne de Kadhafi comme une “croisade”, rétablir le rôle important joué par Moscou en Libye après la réussite de son intervention en Syrie, Renforce la position de la Russie aux dépens des États-Unis. Ce scénario ouvrira également la voie aux sociétés russes d’obtenir des contrats d’une valeur de plusieurs milliards de dollars pour la reconstruction en Libye, avec la création éventuelle d’une nouvelle base navale russe en Méditerranée.

“L’Occident a fait tout son possible pour jeter la Libye dans un bourbier de chaos”, a déclaré Alexander Dinkin, directeur de l’Institut pour l’économie mondiale et les relations internationales, un centre de recherche gouvernemental conseillant le Kremlin. “Toutes les parties au conflit à Moscou font maintenant confiance.”

Selon des diplomates européens, la Russie a changé de stratégie en Libye l’année dernière.En plus de son soutien à Hafter, Moscou travaille d’arrache-pied pour attirer le gouvernement de Tripoli soutenu par l’ONU et d’autres centres de pouvoir et d’influence en Libye, notamment les groupes contrôlant la ville de Misrata, à l’ouest de la Libye. Il effectue de fréquentes visites à Moscou depuis 2016. Le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et d’autres hauts responsables du gouvernement de Tripoli se rendent également régulièrement dans la capitale russe.

La Russie est actuellement en pourparlers avec la Libye pour activer un contrat de 2,2 milliards d’euros (2,5 milliards de dollars) pour la construction d’une liaison ferroviaire à grande vitesse entre Benghazi et Syrte, suspendue depuis le limogeage de Mouammar Kadhafi. Les compagnies d’armement russes, qui ont perdu des milliards de dollars en contrats depuis la chute de Kadhafi, se remettent de Tripoli. En outre, la Libye est sur le point d’acheter un million de tonnes de blé russe, d’une valeur de 700 millions de dollars.

Les intérêts pétroliers de la Libye augmentent en Libye, Mustafa Sinnallah, président de la National Oil Corporation libyenne, s’est rendu à Moscou en octobre dernier pour discuter des moyens de reprendre les sociétés pétrolières russes Gazprom et Tataftet.

La compagnie pétrolière russe Rosneft a accepté d’explorer et de produire du pétrole libyen et d’acheter du brut libyen, ces accords sont passés avec la National Petroleum Corporation de Tripoli, en dépit des liens étroits entretenus par Moscou avec Haftar à Tobrouk. Dans la conclusion d’accords pétroliers internationaux.

Tandis que la Russie s’emploie à renforcer sa présence régionale et internationale, le retrait de l’administration du président américain Donald Trump de la scène internationale, y compris l’annonce récente du retrait des troupes américaines de la Syrie, semble laisser les États-Unis dans le pétrin.

Jusqu’au mois dernier, Trump travaillait à une nouvelle stratégie en Afrique et a envoyé David Satterfield, secrétaire d’État adjoint par intérim aux Affaires du Proche-Orient, à participer à une conférence sur la Libye organisée par le gouvernement italien, tandis que le russe Dmitry Medvedev a envoyé son Premier ministre à la conférence.

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