L’appel du roi pour l’Algérie et les défaites du Polisario mèneront la diplomatie en 2018

by Emploi Maroc

Le bilan diplomatique du Maroc ne peut être discuté en 2018 sans la signature du roi Mohammed VI dans cette région, qui a connu des changements rapides ces dernières années, malgré les défis auxquels Rabat est confronté dans le dossier du Sahara marocain, qui occupe la première place à l’agenda du royaume au niveau extérieur.

La main du roi étendu

Dans une initiative unique en son genre sous le roi Mohammed VI, le Maroc a soudainement invité l’Algérie à mettre en place un “mécanisme commun” de “dialogue direct et franc” afin de surmonter les différences de situation et d’objectifs qui entravent le développement des relations entre les deux pays.

Dans une allocution marquant le 43e anniversaire de la Marche verte le 6 novembre 2018, le monarque marocain a annoncé l’initiative, qui a été largement saluée par des dizaines de pays et par des organismes et organisations régionaux et internationaux. Mais l’Algérie n’a pas eu le courage de répondre à la proposition marocaine. Une situation embarrassante pour la communauté mondiale.

L’Initiative royale a pour objectif de rouvrir la frontière fermée entre les deux pays depuis 1994 et de rapprocher les intérêts des peuples de la région de l’unité, de l’intégration et de l’intégration sans que des tiers ne soient obligés d’intervenir ou d’intervenir, et de renforcer la coopération sur divers problèmes bilatéraux, Et élever le niveau de coordination et de consultation bilatérale pour faire face aux défis régionaux et internationaux, en particulier dans la lutte contre le terrorisme et le problème de la migration.

File Desert

Après presque 10 ans de stagnation au niveau international, l’année 2018 a été marquée par un événement extraordinaire au cours duquel toutes les parties au conflit – le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie – se sont retrouvées face à face à la Table de Genève les 04 et 05 décembre.

La diplomatie marocaine a réussi à rompre le processus de négociation du conflit initié par les précédentes négociations de Manhasset, avec la participation de l’Algérie à la réunion de Genève identifiée précédemment par le roi Mohammed VI comme étant la voie du dossier du Sahara à l’occasion du 42e anniversaire de la Marche verte le 6 novembre 2017.

Au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies, deux résolutions sur le conflit du Sahara ont été publiées en 2018: la première, n ° 2414, demande à l’organisation du Polisario de se retirer immédiatement de la zone tampon de la Karakra après ses incursions militaires afin de placer la région dans des tensions. Et la deuxième résolution 2440, qui consacrait pour la première fois le rôle de l’Algérie en tant qu’acteur clé du processus politique, que le Polisario considérait comme la pire résolution adoptée par le Conseil de sécurité depuis le début de sa surveillance du conflit.

Chasse et agriculture

En dépit de sa guerre légale contre les produits et la richesse du Maroc provenant des provinces du sud, le Front POLISARIO a perdu son pari en 2018, malgré la décision de la Cour de justice des Communautés européennes, qui a porté un coup sévère à la diplomatie marocaine.

L’Union européenne a approuvé les deux conventions sur la pêche et l’agriculture qui couvrent le Sahara marocain, à la suite de négociations difficiles qui ont été prolongées pendant des mois. La commission des affaires étrangères du Parlement européen à Bruxelles et la commission du commerce international sont parvenues à un accord unanime avant la ratification définitive lors de la session plénière de janvier 2019, dans le même sens que l’accord de pêche.

Stagnation

La demande du Maroc d’adhérer à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CIDIA) est bloquée depuis février 2017. À la fin de 2018, la 50e Session des chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest, sous la présidence du président nigérian Mohamed Boukhari, était terminée; Maroc à ce bloc économique.

Les observateurs estiment que la rigidité de ce dossier est liée aux actions entreprises par les amis du Polisario et des ennemis du Maroc au sein des Cidiao, ou à la hâte de faire la demande sans avoir à étudier le dossier comme il se doit, malgré l’approbation initiale et la publication du rapport du quinquennat sur les effets de l’adhésion du Maroc au groupe.

Plus de trois sessions différentes des structures exécutives de la Communauté économique de Cedillo ont passé l’année 2018 sans répondre à la demande du Maroc, de même que les demandes de la Tunisie et de la Libye, tandis que le Royaume compte renforcer sa pénétration et son influence économique sur le continent après le retour. À l’Union africaine.

Couper la relation avec l’Iran

En mai 2018, le Maroc a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran en raison du soutien militaire apporté à son allié, le Hezbollah, au Front séparatiste Polisario. Le royaume a également décidé de fermer son ambassade à Téhéran et d’expulser l’ambassadeur iranien à Rabat.

Le Maroc a obtenu des données précises indiquant que le groupe chiite libanais soutenu par l’Iran, le Hezbollah, entretenait des relations avec le Polisario et que des diplomates de l’ambassade d’Iran en Algérie facilitaient la réunion des dirigeants du FMLN par des diplomates de l’ambassade d’Iran en Algérie. Dirigeants du Polisario.

Cette crise n’a pas été la première et la dernière de l’histoire des relations entre Rabat et Téhéran: les relations entre les deux pays sont restées rigides au cours des dernières décennies, principalement en raison de la question du Sahara et des divergences sur les questions régionales.

Le Maroc s’attend à de nouvelles batailles diplomatiques en 2019, notamment en remportant la deuxième réunion de Genève au premier trimestre de la nouvelle année et en plaidant pour un dialogue direct avec l’Algérie sur le conflit du Sahara. La diplomatie marocaine devrait également commencer à élaborer un plan concret pour expulser ou geler les adhésions du Polisario à l’Union africaine en persuadant les États membres de modifier la charte fondamentale de l’Union africaine, d’autant plus que plusieurs pays continuent de retirer leurs aveux à l’entité imaginaire, plus récemment en 2018. Soudan et République du Sri Lanka.

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