Les routes de l’immigration irrégulière en Méditerranée plongent le Maroc dans la “mobilité”

by Emploi Maroc

Le Maroc a fait face cette année à un afflux extraordinaire d’immigration clandestine en Europe après le déplacement des routes migratoires vers l’ouest de la Méditerranée, avec des chiffres sans précédent il y a plus de dix ans.

Entre janvier et novembre, le pays nord-africain a déjoué 76 000 tentatives d’immigration clandestine en Europe, que ce soit par le biais de gendarmes ou de membres de la marine royale marocaine, presque quotidiennement depuis l’été dernier.

Le chiffre annoncé par le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutaib, a indiqué au Parlement marocain qu’une moyenne de 230 tentatives d’immigration clandestine sont actuellement traitées par les autorités marocaines.

Bouteib a également noté que les forces de son pays avaient empêché depuis 30 ans une “tentative violente” de surmonter les barrières qui entourent les villes de Ceuta et Melilla.

Cette augmentation spectaculaire, qui se produit du côté marocain, se répète du côté espagnol, selon les dernières statistiques publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) cette année, avec 50 000 et 962 migrants et réfugiés arrivant en Espagne par voie maritime, Les personnes légitimes qui traversent de la Méditerranée.

Les observateurs attribuent cette hausse à la fermeture de la route de la Méditerranée orientale en raison de l’instabilité politique et des conflits dans de nombreux pays de transit tels que la Libye, ainsi que de la politique européenne qui rend impossible l’expulsion des mineurs – même s’ils se trouvent en situation illégale – du territoire de l’Union Union Européenne.

“La situation géographique du Maroc en a fait un carrefour pour les immigrés de toutes nationalités, en particulier les Africains subsahariens qui rêvent d’une Europe de plus en plus fermée”, a récemment mis en garde Bouteib lors d’une autre réunion à Rabat sur la sécurité en Afrique.

Mais pas seulement les peuples de l’Afrique subsaharienne, les Marocains ont également rejoint la fièvre des migrations cette année, attirant l’attention des politiciens, des sociologues et des journalistes.

À la fin de l’été dernier, des clips vidéo montrant de jeunes Marocains au milieu de la mer, voyageant illégalement en Espagne à bord de canots pneumatiques, apparaissaient sur des sites de réseaux sociaux.

La récente vague de migration a été accompagnée de plusieurs incidents, tels que la découverte par la Marine royale marocaine de 15 corps de migrants africains de pays subsahariens dans un bateau retrouvé en Méditerranée au large de la côte de Nador.

Parmi les incidents, il y a eu le décès de Hayat Belkacem, un adolescent marocain âgé de 19 ans, à la suite d’un incendie par un navire transportant des immigrants clandestins, dirigé par un officier de la Royal Navy, conduit par un espagnol, qui est actuellement traduit devant les tribunaux marocains.

Ainsi, l’Union européenne a débloqué une aide extraordinaire de 140 millions d’euros au Maroc, sans répondre pleinement aux demandes du pays arabe, qui appelle à un mécanisme “permanent et durable” pour assurer le contrôle de la migration.

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