ven. Nov 22nd, 2019

Merkel annonce sa démission depuis marrakech

Comme prévu, les élections en Hesse de dimanche se sont révélées désastreuses pour la coalition des deux grands partis associés au pouvoir. Avec 27 % des voix, le mouvement de centre droit CDU de la chancelière allemande, Angela Merkel, perd 11 points par rapport aux élections de 2013. Les sociaux-démocrates du SPD plongent dans l’abîme avec 19,8 % (soit une perte de 10,9 points). Ces résultats sont la réplique de ceux obtenus en Bavière voici deux semaines. Le plus frappant est que ces scrutins concernent deux régions sans difficultés économiques apparentes, où la CDU comme la CSU (son pendant bavarois, plus conservateur) sont censées régner sans partage. Ainsi, en Allemagne, élection après élection, la défiance envers les partis au pouvoir grandit. Il se manifeste dans les urnes une sorte de «dégagisme», une fatigue des électeurs face à la «GroKo», cette grande coalition qu’ils ne comprennent pas. Ou, pire encore, un désenchantement face aux compromissions des formations traditionnelles. Après seulement sept mois d’existence, la grande coalition est sous respiration artificielle. Les deux partis partenaires, la CDU et le SPD, donnent l’impression d’être «deux personnes en train de se noyer tout en étant enchaînées l’une à l’autre», comme le disait à la télévision dimanche soir le politologue Hans Vorländer. Les conséquences à Berlin de ces défaites électorales sont donc, comme prévu, importantes. Et la première d’entre elles est l’annonce du départ de la chancelière. (libération)

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