Renault Mégane 4 RS Trophy-R : Déjà sur le Ring

Renault Mégane 4 RS Trophy-R : Déjà sur le Ring

La guerre des compactes sur le Nürburgring semble connaître une période d’accalmie. Depuis que la Civic Type R a repris le record, au printemps 2017, aucune candidate n’a réussi à la détrôner.Pas même la récente Mégane R.S. Trophy, malgré ses 300 ch et ses roues arrière directrices. Mais la Renault n’a pas dit son dernier mot : comme l’illustrent nos photos d’un prototype, elle prépare une version encore plus radicale, qui devrait reprendre le nom de Trophy-R employé en fin de carrière sur la précédente génération.Malgré les camouflages, quelques différences sont déjà visibles. De petites ouïes apparaissent de part et d’autre du capot, tandis que le diffuseur arrière redessiné reçoit deux sorties d’échappement bien rondes.

Les sièges arrière aux oubliettes

Pour gagner du poids, cette Mégane 4 R.S. Trophy R ne se contente pas de renoncer à ses projecteurs additionnels façon drapeau à damier. De profil, on note aussi la présence d’un arceau, qui suppose la suppression des sièges arrière : une habitude héritée de la R26.R, la plus extrême des Mégane R.S. de deuxième génération. Des freins avant majorés et percés sont également visibles, et certaines rumeurs évoquent même la suppression des roues arrière directrices : si cette technologie confère une agilité redoutable sur un itinéraire très sinueux, elle alourdit en effet la voiture et se révèle moins primordiale sur un tracé assez rapide comme la boucle nord du Nürburgring. Nos photos semblent d’ailleurs plutôt plaider en faveur de cette hypothèse, puisque l’essieu arrière paraît toujours rester fixe.

Quant au quatre-cylindres 1.8 turbo, qui culmine pour l’instant à 300 ch, pas sûr qu’il puisse aller chercher les 320 ch du 2.0 de la Civic. Le couple maximal atteint en effet déjà les limites de la transmission sur la “simple” Trophy, aussi bien avec la boîte manuelle (400 Nm) qu’avec l’automatique à double embrayage EDC (420 Nm). Avec une ligne droite aussi longue que celle de la Nordschleife, quelques chevaux supplémentaires ne seraient cependant pas superflus pour aller chercher la japonaise, capable de grimper à 272 km/h alors que sa rivale plafonne à 260. Renault pourrait donc revoir légèrement son moteur pour que le couple maximal soit obtenu sur une plus large plage de régime, alors qu’il redescend assez vite aujourd’hui.

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