tatouages au Japon, contre les JO

tatouages au Japon, contre les JO

Lorsque Mana Izumi a fait faire son premier tatouage à 18 ans, ce n’était pas pour se révolter ou briser un tabou. Elle voulait simplement imiter l’artiste pop Namie Amuro. Mais au Japon, les tatouages ont été associés pendant des siècles aux criminels et à la pègre, et les mentalités n’évoluent que très lentement.

Avec son bronzage intégral, son carré blond platiné et ses dessins sur la moitié du corps, Mana Izumi, une ancienne actrice de films pornographiques de 29 ans, ne passe pas inaperçue.

“Je n’étais pas vraiment une fan d’Amuro mais je trouvais ça mignon”, explique-t-elle à l’AFP. “Quand ma maman a vu mon tatouage pour la première fois, elle a fondu en larmes et j’ai cru que mon père allait me tuer. Mais moi, j’aime être un peu différente.”

Alors que des foules d’étrangers s’apprêtent à arborer en toute innocence au Japon leur art corporel à l’occasion des jeux Olympiques de l’été 2020 et de la Coupe du monde de rugby de 2019, les tatouages éveillent encore dans ce pays des soupçons profondément ancrés. Un petit motif sur la peau et l’on est exclu sans discussion des bains publics de sources d’eau chaude (onsen), des piscines, des plages et bien souvent des salles de sport.

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