Tunisie : Grève générale du secteur public

Les employés du secteur public observent en Tunisie, jeudi, une grève générale paralysant divers domaines tels les transports et l’éducation. Plus de 650 mille employés du secteur public sont en effet engagés dans une grève générale pour exiger une hausse des salaires.

Hier mercredi, un nouveau round de négociations entre les dirigeants de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt, la plus grande organisation syndicale du pays) et la présidence du gouvernement avait échoué.

Selon le correspondant d’Anadolu, les gares de transport sont apparues désertes, jeudi matin, à Tunis, la capitale, tandis que les institutions publiques étaient fermées.

De leur côté, les ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur ont annoncé mercredi dans une déclaration commune, que « les cours et examens seront suspendus jeudi dans tous les établissements éducatifs, universitaires et de formation et reprendront vendredi ».

“La suspension des cours est conforme à la décision du Conseil des ministres de mercredi afin de garantir la sécurité des élèves et des étudiants et compte tenu des circonstances exceptionnelles et des difficultés liées au transport”, ont indiqué les deux départements.

Pour sa part, l’Ugtt a indiqué, dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook a révélé que la grève générale a été entamée dans les ports de pêche, ainsi que dans les secteurs des transports et de l’aviation civile, à partir de mercredi à minuit, soulignant que la grève a été réussie à 100%.

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed, a mis en garde, hier mercredi, qu’une grève du secteur public aurait un “coût élevé” pour le pays, compte tenu de sa situation économique.

“C’est une grève regrettable car elle aura un cout élevé, notamment face à la conjoncture économique que connait le pays, et en raison des efforts du gouvernement pour parvenir à un accord en présentant de nouvelles propositions pour éviter la grève, améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et tenant compte du budget de l’Etat et des moyens du pays”, a-souligné Chahed dans une allocution diffusée mercredi soir par la télévision officielle.

La Tunisie a connu auparavant trois grèves générales depuis la révolution (janvier 2011).

La première a été observée après l’assassinat du dirigeant du Front populaire Chokri Belaid, le 6 février 2013.

La deuxième grève générale a eu lieu le 26 juillet de la même année, à la suite de l’assassinat du leader nationaliste arabe Mohammed Brahmi. La troisième a eu lieu le 22 novembre 2018 pour exiger une hausse des salaires.

 

Source: AA

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